PARIS : RAFLE A L'ECOLE MATERNELLE A COUPS DE GAZ LACRYMO !

Publié le par ROSECELAVI


Rafle de parents d'élèves "sans-papiers" à l'école Rampal, Paris, 20 mars 1997.

Des parents d’enfants des écoles primaires et maternelles Rampal et Lasalle à Belleville (Paris 19ème) ont décidé de se rendre ensemble vendredi matin le 23 mars au commissariat de leur quartier pour porter plainte contre des violences policières dont ils ont été victimes le 20 mars entre 16H30 et 18H00 (source Réseau Education Sans Frontière)

Le mardi 20 mars 2007, la veille de l’annonce du départ de Nicolas Sarkozy du Ministère de l’intérieur, à la sortie de l’école, des parents d’élèves et des enfants ont assisté à l’arrestation musclée d’un grand-père d’origine chinoise, suite à un contrôle d’identité dans un café qui jouxte quatre écoles, à l’angle des rues Rampal et du Général Lasalle.
Cette personne qui s’apprêtait à aller chercher l’un de ses petits-enfants dans une autre école, située impasse Piver (11ème), a été arrêtée par un grand nombre de policiers, accompagnés de chiens.
Alors qu’il n’opposait aucune résistance, il a été menotté et jeté violemment dans une des trois voitures qui bloquaient le carrefour. Cette arrestation spectaculaire et musclée, survenue sous le regard des enfants, a entraîné l’indignation des parents rassemblés devant l’école Rampal.
Face à cette protestation, les forces de l’ordre n’ont pas hésité à brandir leurs matraques et auraient répandu massivement des gaz lacrymogènes.

Les enfants qui sortaient des écoles n’ont pas été épargnés par les gaz, entraînant toux et brûlures, selon des témoins. Parents, enfants et enseignants ont dû se réfugier dans les écoles maternelles et primaires en attendant la dissipation des gaz.

Avec l’arrivée des renforts de policiers et l’utilisation des bombes lacrymogènes, certains faits n’ont pu être filmés : un policier a empoigné fermement la caméra de Juliette pour neutraliser son travail de témoignage.

La préfecture a finalement ordonné la libération du grand-père d’origine chinoise mercredi vers 16h20. Son délit était d’être en situation irrégulière.
La veille lundi, devant ces mêmes écoles, la police avait déjà arrêté une jeune femme d’origine chinoise, venue chercher sa nièce scolarisée en maternelle. Suite aux protestations des parents, elle avait été finalement relâchée quelques minutes plus tard.
Des parents ont porté plainte pour violences policières à l’antenne de police située rue Pradier, vendredi 23 mars à 8h45.

Le Parti socialiste s’est rapidement déclaré “choqué de l’usage de la force à l’encontre des parents d’élèves qui ont exprimé leur solidarité face à l’interpellation de parents et grands-parents en situation irrégulière venu chercher leurs enfants à la sortie d’écoles parisiennes.
Ces incidents sont graves. Une enquête devra être menée sur l’usage de gaz lacrymogènes à proximité d’une école.

Le Parti socialiste dénonce les méthodes scandaleuses utilisées pour traquer les étrangers. Après les distributions des Restos du Cœur, ce sont les sorties d’écoles qui sont visées.
Ces pratiques devenues courantes sous l’impulsion du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy ne sont pas seulement choquantes sur le plan moral, elles sont également dangereuses parce qu’elles isolent les populations visées, les marginalisent et les condamnent à s’en remettre aux filières clandestines. “

Images signées Juliette Warlop


 

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Publié dans RESISTANCE

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P
impressionant n'est ce pas ?
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R
Ah ça oui, tu peux le dire, mais la foule ne se laisse pas impressionner en restant les mains dans les poches, et ça, c'est carrément rassurant !
P
salut rose , ... savais tu que j'ai suivi une partie de ma scolarité dans cette école ? et bein a une vingtaine d'année près j'y etait sous les projecteurs ...code REB
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R
Hello Périph, contente de te voir, ça faisait longtemps...Et bien non, je ne savais même pas, on me cache tout... Quant aux projecteurs, tu n'as pas besoin d'être sous les feux de l'actualité pour qu'ils soient braqués sur toi, tu le sais bien...
C
Maréchal, nous voilà !, c'est ce que m'inspire, hélas, ce "type d'arrestation"...Serions nous nostalgique de cette belle époque qui menait des innocents vers les camps de la mort ?L'étranger stigmatisé ?Quelle horreur !il n'y a pas de mots pour exprimer ce que beaucoup d'entre nous ressent.. L'effroi.
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R
J'sais pas si y'a du gaz dans l'eau de Vichy, mais ce jour là, y'avait du gaz dans l'air, et c'était devant une école maternelle. Ils ont récidivé, dans le métro Gare de Nord, quelques jours plus tard, à une heure de pointe, avec toute une armée de policiers qui n'a eu de cesse de se déployer,  charger, gazer, crescendo de 16 h à près de 21 h.. Et il se passait quoi ce jour là Gare du Nord ? Une attaque terroriste ? Une émeute ? Non un homme était démuni de titre de transport ! Bienvenu dans un monde cauchemardesque.La foule présente devant l'école maternelle et devant la garde du nord au moment des faits, passé le moment de stupeur, a hué les policiers. Comme quoi y'a de l'espoir.
L
aujourd'hui sur France inter Mermet a consacré son émission aux expulsion des maliens d'un petit village de Bretagne. le mot rafle semble se justifier de plus en plus: les intervenants, habitants du village et soutien des expulsés, expliquent que la police avait toutes les adresses des personnes concernées, que ces dernières avaient été apparemment suivies et ont été embarquées -raflées- sans ménagement à 5 h du matin, sans avoir le temps de prendre quoi que ce soit et embarquées manu militai, et sans témoins. Il s'agit donc bien, je crois d'une rafle....même si il est très douloureux de revoir ce mot dans l'actualité....
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R
Vive les maliens, vive les bretons, vive Mermet, vive Laurence.. Bises
N
la musique adoucit les moeurs http://lechantdugriot.under-globe.net/index.php/, l'excellent travail de Pascal (ma jazzothèque) pour des sons métissés.
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R
Je vais vite aller écouter Pascal