Y'A PLUS DE SAISONS !
AVEC LE MEDEF et les signataires de la convention UNEDIC : Y’A BIENTOT PLUS DE SAISONS

Cela ne concerne pas seulement les travailleurs exerçant une profession dans un secteur saisonnier mais également tout travailleur ayant trois années de suite été au chômage durant la même période, quel que soit le secteur concerné. Le règlement annexé à la convention le prévoit dans les articles 22 § 5 et 24. La notice DAJ 228 en détaille les modalités d'application.
En plus de quelques cas particuliers (chômeurs de + de 50 ans, première indemnisation, etc.), cela ne s'applique pas si le chômage saisonnier résulte de " circonstances fortuites " ou pour des périodes inférieures à 15 jours. Reste à en convaincre les Assedic...
L'accord de décembre 2005 réduit encore les droits des travailleurs saisonniers en limitant à 3 le nombre de périodes susccessives de versement des allocations au titre du chômage saisonnier. De fait, l'application de cet accord aura aussi des effets à retardement.
Calcul de l'indemnité :
Un coefficient réducteur affecte le salaire de référence sur lequel est calculé l'indemnité journalière :
Le salaire de référence journalier " normal " X (nombre de jours travaillés durant les 22 derniers mois / 365).
Ex : si vous avez travaillé 200 jours (un peu plus que les 182 jours requis) durant les 22 derniers mois, pour un salaire de référence de 70 euros : 70 X (200 / 365) = 38,35
Votre indemnité journalière sera donc calculée sur la base de 38 euros au lieu de 70 euros. Soit au final 22 euros au lieu de 40 euros.
Voilà un mode de calcul évidemment extrêmement désavantageux pour le salarié. Comme on le voit dans notre exemple, pour un salaire net d'environ 1500 euros, l'indemnité mensuelle passe d'environ 1200 euros à environ 660 euros.
Denis Gautier-Sauvagnac, représentant du MEDEF a déclaré avec cynisme : « Plutôt que de demander une indemnisation, les travailleurs saisonniers n’ont qu’à changer de région ou faire autre chose. »
Mais Monsieur Gautier-Sauvagnac si les travailleurs saisonniers travaillaient tout le temps, ils ne seraient plus des travailleurs saisonniers, et du même coup, d’ailleurs, et ils n’auraient même plus besoin d’allocations de chômage.
Et plutôt que de supprimer les allocations de chômage des saisonniers, pourquoi ne pas supprimer les saisons, et ainsi faire disparaître les saisonniers.
